Klub des Loosers @Monte le Son! (FRANCE 4)

« On peut changer les prénoms, mais c’est toujours la même histoire, qui se répète même si en fait, on sait qu’elle ne mènera nulle part« 

 Fuzati – Au Commencement 

C’est dans l’émission de Gaël Le Forrestier Monte le son! que se sont produits hier soir les deux membres du Klub des loosers, j’ai nommé le délicieusement cynique Fuzati et son acolyte DJ Detect.  Après 7 ans d’une actualité musicale rare, le groupe est revenu en Mars dernier avec le deuxième volume de leur trilogie, La fin de l’espèce,  véritable bijou de misanthropie reprenant le thème du non-désir de procréer, après avoir abordé la question des troubles adolescents dans Vive la Vie en 2004.

Le groupe est donc revenu sur ses motivations quant à l’écriture de cet album, ainsi que sur leur volonté de se démarquer du Rap français (« l’Antéchrist« )  et du hip-hop, registres auxquels le chanteur et parolier Fuzati se félicite de ne pas appartenir, caché derrière son habituel masque blanc.

D’une ambition modeste aux propos violents, traitant de situations auxquelles chacun de nous est capable de s’identifier, aux paroles souvent acides, quelquefois mélancoliques,  il s’agit clairement ici d’un des meilleurs albums de l’année.

En plus de l’interview ( que vous pouvez visionner ici), le Klub a également interprété en live le titre phare de La fin de l’espèce, je veux bien entendu parler de Volutes.

Vous pouvez consulter l’actualité du groupe ainsi que le travail de Fuzati au sein du Klub Des 7 sur le site officiel.

Et puis comme vous avez été sages, je vous livre le top 5 de mes titres préférés de l’album :

#5 – Au commencement

#4- L’indien 

#3- Carte postale

#2- La fin de l’espèce 

#1- Destin d’hymen 

« J’aimerais embaucher un vigile pour rattraper toutes les secondes qui filent
Quand ma montre s’arrêtera je ne remettrai pas de pile
Sur les photos je tourne la tête comme si je voulais être ailleurs
Ce n’est pas faux par la fenêtre j’entends un enfant qui pleure
Personne ne saurait dire pourquoi mais a-t-il besoin d’une raison ?
Et merde je n’ai plus de bières, le jour décroît dans le salon
Silence de vie quand la télé s’éteint l’ambiance devient gênante,
A cet instant dans le monde des millers de femmes enfantent.
Mais je ne peux rien y faire la pire espèce se perpétue,
Comment leur dire à tous ces gens ? Vos gosses sont superflus!
Les weekends sont pleins de promesses mais finalement je fais les courses
En maugréant que le temps presse, balloté parmi la foule
Nos corps se croisent parfois se frôlent dans des contacts non consentis,
Il faudrait rompre la glace, trouver la chaleur dans la nuit
Ne rien répondre aux connaissance quand on se retrouve pour un verre
Ce qui n’arrive plus trop souvent c’est vrai qu’ils n’ont plus trop le temps
Et quelque part je les comprends ,entre le boulot et les gosses
Ils sourient peu mais sont heureux disent-ils je ne sais pas s’ils se forcent,
On se rattache à ce qu’on peut même si au fond nos vies sont vaines,
Tous voués au déchirement, nous avions des destins d’hymens. »

Flore